Bon, ne vous fâchez pas. J’ai réécrit l’histoire de Blue Cat. C’est un peu plus « mature » et peut être un peu sanglant au début…

 

Prologue :

 

– Dites… pourquoi ai-je un pincement au cœur ? Demandai-je à mes servantes, Lyla et Noyla.

Non, vraiment… J’ai du mal à respirer maintenant, j’ouvre la bouche pour respirer.

– Mademoiselle voudrait-elle qu’on en informe votre mère de ceci ? Il se peut que ce soit grave, pensa Noyla à haute voix.

Elle avait une voix fluette et du haut de mes six ans, je la trouvai superbe. OK, elle a peu beaucoup de poitrine mais ses cheveux sont si long et si brillants ! Elle a une taille fine et ses ailes sont couvertes de minces illustrations, presque invisibles. Je hochai la tête.

Elles volèrent toutes deux rapidement vers Mère, qui était dans le Palais. Pendant ce temps je regarde le jardin et contemple ses fleurs qui ont toujours su, d’une manière ou une autre, me calmer.

La douleur devient de plus en plus forte, j’ouvre à nouveau la bouche et avant d’avoir pu respirer je me mets à cracher du sang. Je tousse, je renifle et tombe à terre. Du sang dans la bouche et coulant de mon nez. Un messager qui passe par là me reconnaît et se précipite vers moi.

Qu’il arrête de crier ! Ben voilà, j’ai mal à la tête maintenant. Je me redresse et vomis un mélange de bile et de sang. Je suis prise d’une toux infernale. Je me mets à hurler, la douleur dans ma tête et mon cœur s’amplifiant à chaque minute qui passe. Prise de panique je dis :

– Il s’est arrêté de battre !

– Mademoiselle ! Restez allongée, je sens votre mère arriver, m’expliqua rapidement le messager.

– MÈRE !!! NON ! AIDEZ-MOI !

Je fus prise de convulsions, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Pourquoi cela arrive-t-il à moi, une si jeune elfée ? Mère, notre bien-aimée reine, sera tellement triste de perdre son seul et unique enfant ! Ma queue ne bougeait plus et mes oreilles félines bourdonnaient. Pourtant, au loin j’entendis une voix bien distinctement, elle était gravée au fond de moi depuis mon premier jour dans ce monde, celui où j’ai enfin vu la lumière du jour.

– BLUE ! Mon enfant ! Que t’arrive-t-il ?!

Des pas feutrés et d’autres légèrement plus lourds se précipitèrent vers moi. On prit note de mon pouls. « Il est faible, je ne sais ce qui se passe… » Dit-on.

– Comment ça ? Vous êtes le meilleur médecin de toutes nos contrées !

Ma mère rageait et désespérait, je l’entendis sangloter silencieusement.

– Nous allons devoir faire ça, annonça-t-il.

– Nous ne pouvons pas ! Et si…

– Ma Reine, écoutez, je sais par une source sûre qu’Ils possèdent plus de connaissance médicales que nous n’en aurons jamais. Ils pourront la guérir !

– Mais, comment fera-t-elle pour revenir ici ? Elle ne connaît pas le sort ni comment faire pour maîtriser la magie !

– Vous pouvez commencer à lui écrire une lettre alors. Je vais à présent lui administrer les sorts suffisants à ce qu’elle paraisse humaine, son sang, son pouls et son corps sera changé de manière à ce qu’Ils n’aient pas de doutes.

– Je… keuf ! Dois partir ? Je ne veux keuf ! Keuf ! Pas ! Mère, ne m’abandonnez pas ! Vous, mes amis, Darwiltz… Vous me manquerez tous ! Arrrh…

J’avais entendu la moitié de leur conversation, interceptant des bouts de phrases. Et Darwiltz qui m’attendait aux Plaines Enchantées. Je peinais à respirer.

– Écartez-vous tous ! Sortez, dit Mère, sortez tous de ce jardin !

Sa voix était brisée, elle sanglotait bruyamment puis me transmit un message télépathique que je n’oublierai jamais.

– La magie n’a rien de sorcier, pense à ce qui peut provoquer en toi des émotions fortes, puis tu sentiras un fil glisser à travers toi, saisis ce fil par l’esprit et tire-le fortement vers toi. Puis prononce ces paroles :

Fille de la Mère des éléments,

Par la Sainte déesse de l’univers…

J’invoque le voyage intersidéral.

Que le ciel m’entende et m’accorde ce souhait.

Par la puissance de ma Mère,

Accède à ma demande !

Mon enfant, je t’aime et te promets de te faire revenir ici par tous les moyens. Je préviendrais aussi Darwiltz, votre amour te sauvera peut-être…qui sait ? (na ! je ne suis pas son amoureuse!) Adieu, ma fille.

Elle prononça alors la formule, mais légèrement modifiée.

Moi, Méludia, Mère des éléments,

Par la Sainte déesse de l’univers…

J’invoque le voyage intersidéral.

Que le ciel m’entende et m’accorde ce souhait.

Par la puissance de mon héritage,

Accède à ma demande !

Tout devint noir et je n’eus pas le temps de crier son nom que mes pensées furent interrompues.

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